J - 132 : le matin, Editorial
Nicolas Sarkozy a lâché un «Casse-toi alors, pauvre con!» à l'adresse d'un quidam qui lui a manqué de respect. Et alors? On aurait tous fàit la même chose. Mais, disons-nous, un président, ce n'est pas «on». Lui, il a le doigt sur le bouton atomique, il doit rester serein. Hauteur et dignité de la fonction... On connaît la chanson.
Et si nous avions Tort? Et si Nicolas Sarkozy était en train de faire une sorte de révolution de style qui changera - à terme - radicalement le monde politique? Et si Sarkozy se trouvait dans la ligne droite des révoltés de Mai 68 qui revendiquaient la parole libre, de prendre leurs désirs pour la réalité, de jouir ici et maintenant (et non en cachette, comme Chirac, Giscard et Mitterrand). Sarko, le véritable héritier de Dany le Rouge?
Reconnaissons-lui au moins la vertu d'être authentique, de ne pas jouer la comédie. Rappelons aussi aux Français qu'ils l'ont élu à une majorité écrasante et en connaissance de cause! Il est trop hypocrite de prétendre aujourd'hui qu'il a changé. Pas du tout.
Le Kärcher, c'était M. Un coup médiatique par jour, c'était lui. La promesse de s'occuper de tout, d'être partout en même temps, c'était lui. Les histoires d'amour à la une, c'était lui (il a Juste changé de femme, plutôt en bien, soulignons-le. Et alors?
Finalement, dans ce drame collectif que vit la France, le fou, le schizophrène, ce n'est pas Sarkozy. Ce sont plutôt ses électeurs, ses amis de l'UMP, qui sont prêts à le lâcher aujourd'hui. Après en avoir fait un demi-dieu.


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