samedi 24 février 2007

Question No 12 : C'est comment, un passage piéton vu d'en haut?


Il est évidemment évident que la terre vue du ciel, n'est pas toujours aussi sexy que dans Goole Earth... En effet, c'est comme pour les êtres humains : souvent, sur les photos, ils sont plutôt beaux, mais il suffit de leur tirer le portrait en très gros plan pour que leurs si nombreux défauts nous apparaissent comme aussi évidents que le fait que le module d'un nombre complexe doit être positif. Google Earth ne nous rapproche pas suffisamment de la terre pour qu'on en remarque les coins pas trop fréquentables, pour qu'on ne voit les camionnettes mal garées...



Mais bon, venons-en vite au coeur de notre problème. Comment dieu perçoit-il ce fameux aménagement de l'homme [qui assure, malgré tout, la cohésion de notre société (en permettant aux piétons et automobilistes de vivre ensemble)] qu'est le passage piéton. Et bien, personnellement, je pense qu'il doit en avoir une plutôt bonne opinion, et ce pour plusieurs raisons. D'abord parce que ça permet de sauver des vies... Mais pas seulement : imaginez seulement un instant un monde sans clous. L'anarchie que ça serait... On traverse où on veux... Ni dieu ni maitre... Une société dépravée de dépravés...


Pour sûr, le pont pédestre imaginaire rayé de blanc est un des éléments indispensables sur lesquels repose notre société pourrie, au même titre que la liberté de la presse. Alors, vu de haut comme vu d'en bas, cet objet qui a tant de place dans la vie de l'homme (Qui n'a jamais emprunté ce genre d'installations ?) est magnifique d'utilité, et c'est déjà pas mal...


Allez, bonsoir. Et bientôt nous nous poserons une question qui fâche : s'il est vrai qu'on voit les autoroutes belges (qui sont éclairées sur toute leur longueur) depuis l'espace, est-il vrai qu'on voit aussi leurs passages piétons? Oh, mais VITE, la POLICE! I en a un qui ignore les clous... Délinquant!

A Lyon, dans le sixième arrondissement, en Octobre 2006


Et pendant ce temps là, à Issy-Les-Moulinaux, Raymond regarde 24 H...

20 Minutes, Dans l'édition du 27 janvier 2007

lundi 12 février 2007

Interlude 2/9 : Vidéologie.

Eh ouais, comme ça, si je veux, je vous offre 6 vidéos... eh ouais ! On commencera par un pont, détruit par des intempéries, et des vies qui s'en trouveront changés à jamais... Quel chemin choisir lorsqu'il n'est pas de bon chemin... Puis nous tacherons d'oublier cette histoire terrible en chanson. Nous nous demanderons si parfois, une bonne baffe n'est pas plus efficace qu'une mauvaise loi? Nous jouerons un peu avec Bastien en essayant surtout de ne pas s'en faire un ennemi... Et avant de se quitter, nous apprendrons une petite recette de cuisine pour le week-end.


















Eh, au fait, le vrai Borat est Turc... " Son site internet, créé en 1999, rappelle immédiatement le fameux journaliste kazakh interprété par Sacha Baron Cohen. A tel point que ce héros turc, véritable star du web, a décidé de lancer des poursuites contre Borat, qui se serait, selon lui, abusivement emparé de son personnage" peut-on lire sur le site de 20 Minutes.

samedi 10 février 2007

Question No 11 : L'uniforme a-t-il un vrai pouvoir?


Que les femmes qui n'ont jamais rêvé de pompiers se dénoncent ; elles ne seront surement pas nombreuses. Evidemment que l'uniforme à un pouvoir, voyons... Un beau costume ne saurait nous laisser insensible. Et de nos jours, dans ce monde de "paraitre" c'est bien l'habit qui fait le moine.


Ainsi, le sous-vêtement de l'homme qui à la fameuse "fière allure du culturiste" nous fait trembler ; Le bleu de travail du catcheur nous fait réver ; le vêtement de service du gendarme nous fait courir. Et tout nous inspirent un profond respec. Sauf peut-être l'uniforme d'apparat de nos soldats... Mais quelle idée ils ont eu de leur coller des plumes sur la tête, à ce monsieur; ça fait un peu con, quand même. Et pis ces baïonnettes qu'ils leur ont foutu dans les mains, ça le fait pas, ces armes de lopettes... Même pas peur!


Visiblement, l'armée à décidé de recycler ces soldats... En même temps, il font remonter le moral des français en arborant des costumes "à la Chantal Goya", et ils font dans l'attraction touristique à grand spectacle. Ils font même des défilés dans des chars, le 14 juillet (comme à Rio - c'est peut-être pour ça les plumes)! Roh, les mercenaires c'est plus ce que c'était...

Toutes ces photos ont été prises à proximité de l'arc de tryomphe qui nous offre une des plus belles concentrations de soldats de la ville, en Juillet 2006

Mon dieu, un Ronflex (#143) bloque cette entrée et nous empèche de poursuivre notre périple ! Bon, bah tant pis...

samedi 3 février 2007

Question No 10 : Une déjection canine peut-elle avoir un pouvoir esthétique?

Mais oui! Un étron bien formé, c'est beau, c'est une oeuvre d'art. Et pour une fois, je m'en remet à l'appareil d'état pour vous répondre le plus complètement possible.

Campagne de la mairie de Paris sous forme de Cartes Postales

samedi 27 janvier 2007

Question No 09 : Comment choisir bon sujet?

Dans le jardin des Tuileries, en Juillet 2006

A la base de tout travail photographique est le choix du sujet. Qu'il s'impose spontanément (comme le fait votre imposante belle mère lorsqu'elle vient obstruer l'objectif de votre Canon de sa personne), ou bien qu'il soit murement réfléchis et qu'il fasse l'objet d'un travail d'étude qui s'inscrit dans la durée.

Alors à la question "Comment choisir son sujet?" je vous répondrais comme le ferait ma voyante; je dirais que le sujet dépend de chaque personne et de l'effet que l'on veut rendre. Ce n'est pas le photographe qui choisi le sujet. Que l'on veuille montrer des choses qui nous révulsent, qui nous tiennent à coeur ou qui assouvissent nos envies de voyeurisme.


Observons maintenant un photographe en action, pour comprendre la démarche de "capture de sensations" qu'est l'acte de photographier. Notez bien la position de cette jeune personne qui sait se mettre à la hauteur de son sujet.

Dans le jardin des Tuileries, en Octobre 2006

Dans le jardin des Tuileries, en Octobre 2006

POST SCRIPTUM VIDEUM : Le Janson's Live Journal (First on Breaking News) est de retour sur le oueb. Voyez-en ici la dernière édition.




samedi 20 janvier 2007

Question No 08 : Que peut-on lire à la page 109?


Son malaise pouvait s'expliquer psychologiquement. Mais une explication psychologique, si elle la rassurait n'améliorerait pas sa condition actuelle. Il est facile de se dire que son désarroi est parfaitement logique et rationnel, mais il est moins aisé d'empêcher les idées incohérentes et saugrenues, surgies on ne sait d'où, de vous traverser l'esprit, comme des lézards sortant de leur cachette. L'image de Myrna Randolph avait surgi devant elle comme un serpent - et tout le reste comme des lézards.

C'était le contraste : elle se tr
ouvait tout à coup dans un désert sans limite et en plein air, elle qui avait passé toute sa vie en vase clos - dans une Boîte. Oui, dans une boite, avec des enfants-joujoux, des domestiques-joujoux, un mari-joujou... Non, Joan. Que dis-tu là ? Comment peux-tu être si sotte ? Tes enfants sont des êtres réels ! Oui, comme la cuisinière et Agnès, et comme Rodney. Alors, se dit Joan, peut-être, moi, ne suis-je pas un être réel. Peut-être ne suis-je qu'une femme fantoche, une mère fantoche! Oh! Dieu! C'était terrible... Elle perdait la tête ! Fallait-il qu'elle se remit à réciter des vers ? Elle devait être capable d'en retrouver quelques-uns.

Alors, à haute voix, avec une ferveur excessive, elle déclama : Loin de vous ce printemps... (From you have I been absent in tbe Spring)

Elle ne put se souvenir de la suite, mais elle ne le chercha pas. Ce vers était suffisamment explicite. Il expliquait tout, n'est-ce pas ?

Rodney! pensa-t-elle. Rodney... je n'ai pas su vivre ce printemps près de vous! Avec cette différence précisa-t-elle, qu'au lieu d'être au printemps, nous sommes en novembre...

Et la page 276 de conclure :

- Je vous envie d'avoir fait ce voyage en Orient, vous savez.
- Il a été intéressant; mais je n'aimerais pas être obligée de vivre dans un endroit comme Bagdad.

Rodney eut l'air rêveur.

- je voudrais me représenter le désert. Ce doit être merveilleux, cette immensité vide, cette lumière puissante ! C'est surtout la lumière qui m'attire. Voir clair!...

Joan l'interrompit avec véhémence

- C'est atroce ! atroce ! ces grandes étendues désertiques, cette aridité, ce néant...

Elle jetait autour de la pièce des regards perçants, fébriles, tout à fait, pensa Rodney, comme un animal qui cherche à fuir... Mais son front s'éclaircit et elle s'écria

- Ce coussin est affreusement vieux et fripé ! Il faut que je le remplace par un neuf.

Il esquissa un petit geste instinctif, puis le réprima. Après tout, pourquoi pas ? Un coussin s'était fané, Leslie Sherston gisait sous une dalle de marbre, l'étude Alderman, Scudamore et Witney se développait, le fermier Hoddesdon hypothéquait un autre lopin de terre...

Joan déambulait dans le bureau, passant un doigt ici et là sur la poussière des meubles, redressant un livre dans la bibliothèque, remettant les bibelots à leur place habituelle. Il fallait reconnaître qu'en six semaines, la pièce avait pris un aspect désordonné et mal tenu.

Rodney murmura :
- Les vacances sont finies.
- Comment? (Elle se retourna vers lui) Que dites-vous ?

Il cligna des yeux, sans défense.

- Ai-je parlé?
- Il m'a semblé vous entendre dire : Les vacances sont finies ! Vous avez dû rêver et vous croire au temps où les enfants retournaient en classe.
- Oui, dit Rodney. J'ai dû rêver.

Elle s'arrêta pour le regarder, perplexe. Puis elle redressa un tableau, qui était de travers.

- Tiens! Une nouvelle acquisition?
- Oui. J'ai acheté ça à la vente Hartley.
- Ah! (Elle examina le tableau, d'un air dubitatif.) Copernic ? Est-ce une toile de valeur?
- je n'en sais rien, dit Rodney et il répéta, tout songeur : je n'en ai pas la moindre idée...

Qu'est-ce qui avait de la valeur? Qu'est-ce qui n'en avait pas ? Qu'est-ce qui valait plus qu'un souvenir? « Figurez-vous que je pensais à Copernic... » Leslie, mariée à un ivrogne, à un gibier de potence, Leslie symbole de pauvreté, de maladie, de mort... « Pauvre Mrs Sherston ! Quelle triste vie ! »

Mais, pensa-t-il, Leslie n'était pas triste. Elle avait suivi son chemin à travers la déception, la misère, la douleur, comme un homme avance à travers les marais, les labours les forêts, avec ardeur et endurance, pour arriver à son but.

De ses yeux las, mais bienveillants, il contempla sa femme et réfléchit. Elle était tellement animée, experte, active - tellement heureuse et accomplie! Elle paraît à peine vingt-huit ans, pensa-t-il. Et, subitement, une vague de pitié lui gonfla le coeur. Il s'écria, d'un ton profondément pénétré

- Pauvre petite joan

Elle le dévisagea :
- Pourquoi pauvre ? Et je ne suis pas petite.

Il répondit de sa voix malicieuse :
- C'est moi, la bondissante petite Joan. Si on me laisse seule, je suis désemparée.

Elle vint tout droit à lui. D'une voix entrecoupée, elle lui dit :
- je ne suis pas seule ! je ne suis pas seule ! je compte sur vous !
- Oui, répondit Rodney. Comptez sur moi.

Mais, en parlant ainsi, il savait que ce réconfort était illusoire. Il pensa :
Vous êtes seule- et vous le serez toujours. Mais, Dieu merci, vous ne le saurez jamais.

"Loins de vous ce printemps", Agatha Christie sous le pseudonyme de Mary Westmacott


mercredi 17 janvier 2007

Question No 07 : Comment photographier la contestation?


La photographie comme un vecteur de revendications sociales. Parce que les cons sont des cons, autant les en prévenir! Ces artistes qui ne pouvaient s'offrir de chevalet se sont offerts les murs de notre ville. Alors ces artistes ont-ils des choses à dire? Pour le savoir, jetons un oeil à leurs créations.

A coté du périph' à St Cloud, en Juillet 2006

Dans les toilettes du McDonald le plus propre de France, en Juillet 2006

"Justice sociale? Grève générale!" "+Vive Jésus, à bas Satan+". Ces deux premiers clichés nous permettent d'émettre une première hypothèse. Il semble que la rue soit chrétienne-révolutionnairo-conservatrice. Elle défend ces vraies valeurs que sont la justice sociale et la divinité de Jésus. Mais elle n'en oublie pas ses démons : Satan et le Capitalisme. Notons que lorsque les "Baptisés du 16" ne sont dotés que de stylos, les "Syndiqués de St Cloud" ont accès à l'autocollant.

Le long de la ligne 6, en Juillet 2006

Alors, si vous êtes sensibles à ces messages engagés, et pour aider ces gens à répandre leur pensée, inutile de tagger votre appareil photo ou les murs de votre chambre. Contentez vous de photographier les murs de votre ville. Voici par exemple les street-pensées philosopiques qui ont retenues mon attention et que je tiens à vous monter : "93 NTM hip-hop" et "Allez les gros cons!". Tout un programme...

A Passy, en Juillet 2006

Porte de St Cloud, en Juillet 2006

samedi 13 janvier 2007

Interlude 1/9 : Autour du Pigeon.


Ce premier rendez-vous "interlude" va aujourd'hui être consacré à cet Oiseau à la grise robe, maitre des cieux... D'une beauté qui ne peut que nous apparaitre évidente, cet oiseau à l'oeil rouge à en plus la gentillesse de se laisser approcher. Pas farouche l'animal aux mille reflets...

A Paris, en Novembre 2006

En Novembre 2006, un certain bruno dont il vous arrive d'entendre parler sur ce blog, mettait à disposition de l'internaute, sur son blog, une série de clichés sur le pigeon. Il en profitait pour présenter au grand public les conclusions de son étude sociologique sur les modes de vie de cet animal. Il développait ainsi des idées fortes telles que "Le pigeon aime la musique" ou bien "Le pigeon aime à se plonger dans de profondes réflexions métaphysiques".

A Paris, en Février 2007

A mon tour, j'ai décidé de participer à ce travail scientifique en livrant ces Epreuves "simples et proches des gens" montrant la vie quotidienne des pigeons, leur vie simplement. Cette série de 6 Photogrammes est découpée en trois grand axes. Libre ensuite aux plus grand sociologues du pigeon d'interpréter ces signes d'humanité.


Le pigeon en mouvement :

Sur les Champs-Elysées, en Février 2007

Avenue de Versailles, en juillet 2006

A Saint-Cloud, en juillet 2006

Le pigeon à table :

Sur les Champs-Elysées, en Février 2007

Avenue de Versailles, en Juillet 2006

Le pigeon en sentinelle :

Aux Tuilleries, en Juillet 2006

Aux Tuilleries, en Octobre 2006


Sur les Champs-Elysées, en Février 2007

mercredi 10 janvier 2007

Question No 06 : Tu veux voir la lune?

Approche... Moi je l'ai vue, et je l'ai même prise en photo...


A Paris, en Décembre 2006

A Paris, en Novembre 2006

samedi 6 janvier 2007

Question No 05 : C'est quoi ce musée dans l'aile ouest du palais de Tokyo?


Il s'agit tout simplement du musée d'art moderne de la ville de Paris. Pour la faire courte, le palais de Tokyo a été construit pour accueillir l'exposition universelle de 1937. Il se trouve avenue du président Wilson (ex-avenue de Tokio (avec un i) entre 1918 et 1945) et abrite le musée national d'art moderne dès 1966. Ce musée est fermé entre 1977 et 1999 en raison de l'inauguration du centre Georges Pompidou. Fort bel endroit...

Au musée d'art moderne de paris, en Aout 2006

Désormais, on peut y admirer les "collections, riches de plus de 8000 oeuvres illustrant différents courants de l'art du XXème siècle", selon le site de la mairie. On était allé y faire un tour, avec le fameux Bruno au moment de la rétrospective sur Dan Flavin, un artiste des plus intéressants... On avait pu apprendre plein de choses sur les néons, notamment qu'il existe 4 nuances de blanc en vente.

"Monument" de Dan Flavin, photo : mccullagh.org